Patientez ... j'arrive !
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2015

PENDU

Démarche

« "Un homme dans l’espace", "Un corps tombe dans le vide" titraient les journaux en 1960… Une lévitation dangereuse que l’on préfère éviter d’imaginer par peur que le corps en train de tomber finisse sa course en mille morceaux. Cet homme, c’est Yves Klein. Avant de se jeter, il déclare ironiquement : "Pour peindre l’espace, je me dois de me rendre sur place, dans cet espace même... sans trucs ni supercheries, ni non plus en avion ni en parachute ou en fusée. [...]. Bref, [le peintre de l’espace] doit être capable de léviter." »
[…] Et c’est écrit sur toutes les rotondes du monde, gravé dans le marbre : Sculpture, Peinture, Gravure et Architecture, avec Nathalie de Zan et il y a maintenant le Corps Pur. Pureté d’un instant figé, un temps ligoté par des cordes de soie invisibles, attaché à des chaînes de velours inapparentes et évanouies. Un bondage indécelable et insaisissable, sans amarrage, ni châtiment, au bolduc invraisemblable. Un bondage sans visage qui s’assure et s’assume et libère le corps. En cachant le museau dont la physionomie troublante orienterait nos regards, on distingue nettement une pendaison érotique, un geste nu et avouable, où toutes les courbures s’élancent dans un espace aux lueurs mystérieuses. […]

Sid Poliakov

Suspended

“A man in space”, “A body falls into the void” proclaimed the newspaper headlines in 1960… A dangerous levitation that one prefers to avoid imagining for fear that the falling body ends its journey in a thousand pieces. This man is Yves Klein. Before he threw himself, he said ironically: “To paint space, I have to go to the spot, in this very space ... without things nor tricks, nor by plane, parachute or rocket. ...]

In short, [the painter of space] must be able to levitate.” [...] And it is inscribed on all the domes of the world, engraved in marble: Sculpture, Painting, Engraving and Architecture; and now with Nathalie De Zan there is the Pure Body. Purity of a frozen moment, a moment bound by invisible silk ropes, tied to disappearing and unnoticeable velvet chains. An undetectable and elusive bondage by way of the quixotic curling ribbon, unmoored and unpunishable, A faceless bondage that ensures and assumes and liberates the body. By hiding the face whose disturbing countenance would direct our eyes, we clearly distinguish an erotic suspension, a naked and avowable gesture, in which all the curves spring into a space with mysterious radiance. […]

Translation by Carolyne Lee

Technique - Dimension

Studio + retouches numériques
30x30
tirage photo

Exposition - publication

Chez ta mère Toulouse